Compréhension écrite DELF B2 : méthode et épreuve blanche
Dans sa vidéo « Avoir 25/25 en compréhension écrite », Vincent, professeur de FLE chez French School TV, explique que la clé de cette épreuve du DELF B2 est la gestion du temps, bien plus que le vocabulaire. Perdre un petit peu de temps au début de chaque exercice peut vous en faire gagner à la fin. Cette page est le test complet annoncé à la fin de la vidéo : une épreuve blanche au nouveau format, trois exercices et 20 QCM sur 25 points, à faire en 60 minutes, avec le corrigé de chaque exercice. Lisez d’abord la méthode, puis lancez le chronomètre.
L’essentiel
- 60 minutes, trois exercices et uniquement des QCM à trois propositions (A, B ou C), avec une seule bonne réponse. C’est le nouveau format, celui que vous aurez le plus probablement.
- Exercices 1 et 2 : un article et 7 questions dans l’ordre du texte. Comptez 45 à 50 minutes au maximum pour les deux.
- Exercice 3 : trois opinions sur une même question, 6 affirmations à attribuer, en 10 à 15 minutes.
- Lisez le texte avant les questions. Quand vous trouvez une réponse, soulignez la phrase et notez le numéro de la question à côté.
- Les propositions reformulent le texte. Les mauvaises sont souvent des interprétations : on peut les imaginer, mais l’article ne les dit pas.
- Ne laissez aucune question sans réponse.
- Pour aller plus loin : sept autres exercices corrigés dans notre article « Compréhension écrite DELF B2 : 7 exercices corrigés avec PDF », et, pour préparer l’ensemble du diplôme, notre cours « Préparez-vous pour le DELF B2 ».
Dans cette vidéo de 11 minutes, Vincent répartit les 60 minutes de l’épreuve et montre sa méthode exercice par exercice. Il corrige ensuite deux questions de l’exercice 2 de l’épreuve blanche ci-dessous et deux témoignages d’un exercice 3 sur l’intelligence artificielle à l’école.
Comment se passe la compréhension écrite du DELF B2 au nouveau format ?
L’épreuve dure 60 minutes et compte trois exercices, tous en QCM. Chaque question propose trois réponses, A, B ou C, et une seule est correcte. Dans la vidéo, Vincent la présente ainsi.
- Les exercices 1 et 2 se ressemblent. Vous lisez un article de journal suivi de sept questions, qui vont dans l’ordre du document.
- L’exercice 3 est différent. Une question est posée à trois personnes, qui y répondent de manière argumentée. Vous devez attribuer six affirmations à la bonne personne.
Les articles portent en général sur des thèmes de société actuels, et ils sont très variés : le travail, l’éducation, la vie publique, les relations entre générations, la vie privée ou l’écologie.
Cette page couvre le nouveau format uniquement. L’ancien format, avec des questions à réponse écrite, existe encore. Vous pouvez tomber dessus : c’est possible, mais peu probable. Pour vous y préparer aussi, vous trouverez d’autres épreuves blanches, dans les deux formats, dans notre article « Compréhension écrite DELF B2 : 7 exercices corrigés avec PDF ». Vincent explique aussi la méthode de l’ancien format dans une vidéo consacrée aux questions ouvertes.
Comment répartir les 60 minutes entre les trois exercices ?
Ne comptez pas 20 minutes par exercice. Les exercices 1 et 2 prennent l’essentiel du temps : 45 à 50 minutes au maximum pour les deux. Il reste alors 10 à 15 minutes pour l’exercice 3, selon le temps que vous avez passé sur les deux premiers.
- Exercices 1 et 2 : 45 à 50 minutes au maximum
- Marge : 5 minutes, entre la 45e et la 50e minute
- Exercice 3 : 10 à 15 minutes
Le temps se gagne au début de chaque exercice. Lire tout l’article avant de répondre semble coûteux, mais vous savez ensuite où se trouve chaque information, et vous ne relisez pas le texte en entier à chaque question.
Quelle méthode suivre pour les exercices 1 et 2 ?
Lisez le texte avant les questions : c’est la méthode que Vincent recommande.
- Lisez le texte une fois, ou deux fois s’il est un peu difficile, pour comprendre le sens général.
- Lisez les questions et soulignez les mots clés à retrouver dans le texte.
- Reprenez le texte paragraphe par paragraphe et répondez aux questions au fur et à mesure.
Quand vous avez trouvé une réponse, soulignez la partie du texte qui la donne et écrivez le numéro de la question à côté. Si vous avez un doute à la fin, vous retrouvez tout de suite l’endroit qui justifie chaque réponse.
Il existe une deuxième méthode : lire d’abord les questions, puis l’article, et reprendre ensuite paragraphe par paragraphe pour répondre. Testez les deux pendant votre préparation et gardez celle qui fonctionne le mieux pour vous.
Deux règles valent pour les deux méthodes. Les questions suivent l’ordre du document, et chaque paragraphe porte en général une question. Surtout, toutes les propositions sont des reformulations : la réponse n’est presque jamais copiée mot pour mot dans le texte. C’est là que se trouve la difficulté.
Le piège des interprétations. Dans la vidéo, Vincent corrige les questions 1 et 4 de l’exercice 2 de l’épreuve ci-dessous. À la question 4, deux propositions semblent logiques. Vincent les appelle des interprétations : « Quelque chose que l’on a déjà écouté, quelque chose que l’on peut imaginer, mais ce n’est pas dit dans l’article. » Le jour de l’examen, vous n’avez ni Internet ni notes : appuyez chaque réponse sur la phrase que vous avez soulignée, et sur rien d’autre.
Quelle méthode suivre pour l’exercice 3 (qui a dit quoi) ?
Commencez par imaginer votre propre réponse à la question posée. Cela prend quelques secondes et prépare votre cerveau : vous avez peut-être déjà une opinion et des arguments sur le sujet, et vous lirez les témoignages avec ces idées en tête.
- Lisez la question et imaginez très rapidement votre réponse.
- Lisez les trois témoignages une fois.
- Lisez les six affirmations, puis prenez-les une par une et attribuez chacune à une personne.
- Soulignez l’opinion dans le témoignage et notez le numéro de l’affirmation à côté, comme pour les exercices 1 et 2.
Les affirmations sont reformulées, là aussi. Dans la vidéo, Vincent prend l’exemple d’un exercice 3 sur la question « Faut-il réguler l’accès à l’intelligence artificielle dans l’éducation ? », avec les avis de Nathalie, Mathieu et Sophie. Chez Nathalie, la phrase qui répond à la question 1 est : « Vouloir interdire l’intelligence artificielle à l’école est une bataille perdue d’avance et totalement contre-productive […] » La proposition parle d’une mesure irréaliste : c’est « une bataille perdue d’avance ». Elle dit aussi inefficace : c’est « contre-productive ». Chez Sophie, on lit : « L’idéal est de réserver l’usage de l’IA à des activités bien précises sous la supervision directe de l’enseignant. » Les « activités bien précises » deviennent des supports ponctuels, et la « supervision » devient un contrôle strict de l’enseignant.
Les sujets de l’exercice 3 sont des problématiques de société adaptées au niveau B2, les mêmes que dans les manuels et les cours de préparation au DELF B2.
Que faire face à un mot inconnu ou à une question que vous ne comprenez pas ?
Continuez à lire : c’est normal, et c’est prévu par le niveau. Le Cadre européen commun de référence décrit ainsi le lecteur B2 : il « possède un vocabulaire de lecture large et actif mais pourra avoir des difficultés avec des expressions peu fréquentes » (Conseil de l’Europe, CECR, 2001). Cherchez donc le sens général du paragraphe, même si un mot ou une expression vous échappe.
Si c’est la question ou les propositions que vous ne comprenez pas, utilisez votre bon sens et choisissez A, B ou C. Répondez toujours, même sans être sûr. Une case vide ne rapporte rien, alors qu’une réponse au hasard a une chance sur trois d’être juste.
Épreuve blanche : compréhension écrite DELF B2, nouveau format (25 points)
Mettez-vous dans les conditions de l’examen : 60 minutes chronométrées et un crayon pour souligner. Ne regardez pas les corrigés avant la fin. Les trois textes ont été rédigés par French School TV pour cet entraînement, sur le modèle des documents de l’examen.
Le test attribue 9 points à l’exercice 1, 9 points à l’exercice 2 et 7 points à l’exercice 3, soit 25 points. Il ne détaille pas la note question par question : comptez vos bonnes réponses sur 20.
Cliquez sur une réponse par question, puis sur « Vérifier » à la fin de chaque exercice. La page affiche alors votre score et ouvre le corrigé. Elle donne aussi un équivalent sur 25, calculé en partageant les points de chaque exercice à parts égales entre ses questions : c’est une estimation, pas une note officielle.
Nouveau format, exercice 1 : comprendre un article, la sobriété numérique (9 points)
Consigne. Dans un magazine d’actualité francophone, vous lisez un article sur la sobriété numérique. Pour répondre aux questions, choisissez la bonne réponse.
La « sobriété numérique » : simple prise de conscience ou mutation durable ?
Longtemps perçu comme une donnée immatérielle et inoffensive pour la planète, le numérique est aujourd’hui pointé du doigt pour son empreinte écologique grandissante. Entre le stockage massif de données (data centers), le renouvellement compulsif des équipements et le visionnage de vidéos en haute définition, le secteur technologique représente désormais une part croissante des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Face à ce constat, un concept émerge dans l’espace public et auprès des décideurs : la « sobriété numérique ».
Concrètement, cette démarche ne vise pas à abandonner Internet, mais à rationaliser nos usages. Elle s’articule autour de trois piliers principaux. Le premier concerne le matériel : prolonger la durée de vie de ses appareils (ordinateurs, smartphones) en privilégiant le réemploi et la réparation. Garder son téléphone portable plus longtemps permet ainsi d’en réduire l’impact environnemental.
Le deuxième levier s’attaque aux comportements virtuels quotidiens. Il s’agit de modérer le stockage inutile de courriels, de limiter l’usage inutile de la vidéo en direct (streaming) ou de désactiver la lecture automatique sur les réseaux sociaux. Enfin, le troisième pilier interpelle les entreprises du secteur de la tech, appelées à concevoir des applications « éco-conçues », c’est-à-dire moins gourmandes en ressources énergétiques et en stockage.
Toutefois, la mise en œuvre de cette sobriété se heurte à des habitudes solidement ancrées. Les consommateurs sont constamment sollicités par les stratégies d’obsolescence marketing des constructeurs, qui rendent attractifs les modèles récents au détriment du matériel réparable. De plus, le passage au « tout-numérique » dans les démarches administratives et professionnelles rend la déconnexion difficile, voire impossible pour une grande partie de la population.
Si l’engouement individuel pour des pratiques plus vertueuses est indéniable, les experts s’accordent à dire que la volonté citoyenne ne suffira pas. Sans cadre législatif contraignant imposable aux géants du Web et sans incitations économiques fortes pour la filière du reconditionné, la sobriété numérique risquerait de rester un vœu pieux* plutôt qu’une véritable transition écologique globale.
* Un vœu pieux : une intention noble qui n’a aucune chance de se réaliser.
Questions (7 QCM)
Voir le corrigé du nouveau format, exercice 1
QCM : 1. A · 2. C · 3. C · 4. A · 5. B · 6. B · 7. A
1. A. « … pointé du doigt pour son empreinte écologique grandissante » : une empreinte écologique qui grandit, c’est une pollution grandissante. Les propositions B et C contredisent le texte, qui parle d’une « part croissante » des émissions.
2. C. « … cette démarche ne vise pas à abandonner Internet, mais à rationaliser nos usages. » Rationaliser, c’est rendre plus raisonnable. La proposition A reprend un mot du texte dans un sens faux : l’article parle de « limiter l’usage inutile de la vidéo en direct », pas de l’interdire.
3. C. « … prolonger la durée de vie de ses appareils (ordinateurs, smartphones) en privilégiant le réemploi et la réparation. » Le piège est la proposition A : le texte parle de réemploi, c’est-à-dire de réutiliser un appareil, pas de le recycler. La proposition B dit le contraire du texte.
4. A. « Il s’agit de modérer le stockage inutile de courriels… » Garder moins de courriels inutiles, c’est nettoyer sa boîte de réception. Le texte ne propose ni de réduire le temps passé sur son téléphone ni d’éviter Internet au travail : il dit même que le « tout-numérique » professionnel rend la déconnexion difficile.
5. B. « Les consommateurs sont constamment sollicités par les stratégies d’obsolescence marketing des constructeurs, qui rendent attractifs les modèles récents… » Les constructeurs sont les marques, et rendre les modèles récents attractifs, c’est pousser à renouveler son matériel. Le texte ne dit pas que les réparations sont complexes.
6. B. « … le passage au “tout-numérique” dans les démarches administratives et professionnelles rend la déconnexion difficile… » Les propositions A et C sont des interprétations : l’article ne parle ni de jeux en ligne ni d’activités hors ligne.
7. A. « Sans cadre législatif contraignant imposable aux géants du Web… » Un cadre législatif contraignant, c’est un cadre légal restrictif. La proposition B va contre le texte, qui affirme que « la volonté citoyenne ne suffira pas ». Aucune interdiction de vente n’est évoquée.
Ce que vise cet exercice. Les questions 2 et 3 se jouent sur un mot. « Limiter » n’est pas « interdire », et « réemploi » n’est pas « recyclage ». Une lecture rapide confond les deux et perd le point.
Nouveau format, exercice 2 : comprendre un article, la semaine de quatre jours (9 points)
Consigne. Dans un magazine d’actualité francophone, vous lisez un article sur la semaine de quatre jours. Pour répondre aux questions, choisissez la bonne réponse.
La semaine de quatre jours : révolution sociale ou fausse bonne idée ?
Multiplier les expériences et réinventer le rapport au travail : tel est le pari que tentent désormais plusieurs entreprises et collectivités territoriales en testant la semaine de quatre jours. L’idée, qui consiste à regrouper le temps de travail hebdomadaire sur quatre journées au lieu de cinq sans réduction de salaire, gagne du terrain en Europe. Mais si cette mesure séduit une majorité de salariés au premier abord, elle suscite un débat houleux* parmi les économistes et les spécialistes du management.
D’un côté, ses partisans louent des bénéfices considérables pour la qualité de vie des employés. En libérant une journée complète par semaine, le système favorise un meilleur équilibre entre vie professionnelle et sphère privée. Les salariés disposent de plus de temps pour leurs démarches personnelles, leur vie familiale ou leurs loisirs, ce qui réduit significativement le stress et les risques d’épuisement professionnel (burn-out). Du côté des employeurs, les premiers bilans font état d’un gain d’attractivité majeur lors des recrutements, d’une baisse notable de l’absentéisme, ainsi que d’une concentration accrue des effectifs pendant les heures travaillées.
D’un autre côté, les détracteurs soulignent les risques de dérive de cette organisation. Le principal écueil* réside dans la condensation du temps : devoir accomplir en 35 ou 38 heures le même volume d’activité sur quatre jours implique des journées quotidiennes de près de 9 à 10 heures. Cette densification de la charge de travail peut s’avérer éprouvante physiquement et mentalement, générant une fatigue accrue en fin de journée.
De surcroît, la semaine de quatre jours s’avère difficilement applicable à tous les secteurs d’activité. Si elle s’adapte aisément aux métiers de bureau ou au secteur tertiaire, elle pose d’immenses défis logistiques et financiers dans les services publics, la santé ou le commerce, où la continuité de présence est indispensable.
En somme, bien que la semaine de quatre jours réponde à un désir légitime de rééquilibrage du temps vécu, elle ne saurait constituer une solution universelle. Son succès dépendra essentiellement de la capacité des organisations à adapter le travail réel, et non à simplement comprimer les horaires au risque de surcharger leurs équipes.
* Un débat houleux : une discussion animée qui se déroule dans la tension. Un écueil : un danger.
Questions (7 QCM)
Voir le corrigé du nouveau format, exercice 2
QCM : 1. B · 2. A · 3. B · 4. C · 5. A · 6. C · 7. B
1. B. C’est la première question que Vincent corrige dans la vidéo. Il repère dans l’article la phrase qui permet de répondre et note le numéro de la question à côté : « L’idée, qui consiste à regrouper le temps de travail hebdomadaire sur quatre journées au lieu de cinq sans réduction de salaire… » On voit bien la reformulation : « le temps de travail hebdomadaire » devient « les heures habituelles ». La proposition A est fausse, parce que réduire le volume d’heures de travail n’est pas dit dans le texte. La proposition C est fausse, puisque le texte précise « sans réduction de salaire ».
2. A. « … le système favorise un meilleur équilibre entre vie professionnelle et sphère privée. » La « sphère privée », c’est la vie privée. Le texte ne parle pas d’une hausse des revenus, il précise seulement « sans réduction de salaire » (B). Il ne parle pas non plus de travail à domicile (C).
3. B. « … une baisse notable de l’absentéisme, ainsi que d’une concentration accrue des effectifs pendant les heures travaillées. » Moins d’absences, c’est plus d’assiduité, et plus de concentration, c’est plus d’attention. Le texte ne parle pas d’énergie (A), et la proposition C contredit le « sans réduction de salaire » du premier paragraphe.
4. C. C’est le deuxième exemple de la vidéo. Dans l’article, on lit : « Cette densification de la charge de travail peut s’avérer éprouvante physiquement et mentalement, générant une fatigue accrue en fin de journée. » La « densification de la charge de travail » devient « des journées quotidiennes trop denses », et « une fatigue accrue » devient « l’épuisement ». La baisse de l’intérêt porté au travail (A) n’est pas dite dans l’article, pas plus que l’isolement social (B). Comme Vincent le souligne dans la vidéo, ces réponses sont des interprétations : on peut les imaginer, mais elles ne sont pas dans le texte.
5. A. « … dans les services publics, la santé ou le commerce, où la continuité de présence est indispensable. » Une présence continue, c’est un service continu. Le texte ne parle ni des syndicats ni des usagers.
6. C. « … elle ne saurait constituer une solution universelle. » Une solution qui n’est pas universelle ne s’applique pas partout de la même manière. Le piège est la proposition B : le texte dit que la mesure « s’adapte aisément aux métiers de bureau ou au secteur tertiaire », il ne dit jamais qu’elle convient mal à la majorité des métiers. Le texte ne parle pas des prix payés par les clients (A).
7. B. « Son succès dépendra essentiellement de la capacité des organisations à adapter le travail réel, et non à simplement comprimer les horaires… » Comprimer les horaires, c’est condenser le temps. Les propositions A et C ne sont pas dans le texte.
Ce que vise cet exercice. Les mauvaises propositions sont plausibles. Une semaine plus courte peut faire penser au travail à domicile ou à l’isolement, mais l’article n’en dit rien. Avant de cocher, retrouvez la phrase soulignée qui porte le numéro de la question.
Nouveau format, exercice 3 : qui a dit quoi ? Trois avis sur le télétravail (7 points)
Consigne. Vous lisez l’opinion de ces trois personnes sur un forum français dont le sujet est « Le travail à distance (télétravail) au quotidien : opportunité ou menace pour le monde du travail ? »
Le télétravail au quotidien : opportunité ou menace ? Trois avis
Julien
Pour moi, le télétravail a été une véritable révélation. Travailler depuis chez soi élimine le stress des transports quotidiens et offre une liberté d’organisation inédite. On gagne un temps précieux qu’on peut réinvestir dans sa vie personnelle ou familiale. Certains affirment que cela nuit à la productivité, mais je constate exactement l’inverse : au calme, sans les interruptions constantes de l’open space, je suis bien plus concentré et efficace. De plus, cela force les managers à faire confiance à leurs équipes au lieu de les fliquer, ce qui assainit considérablement les relations professionnelles.
Amina
Le télétravail présente des avantages indéniables, mais il ne faut pas l’idéaliser. Tout est une question d’équilibre et de mesure. Effectuer ses tâches chez soi deux à trois jours par semaine me semble idéal pour concilier vie privée et vie professionnelle. En revanche, le passage au « tout à distance » me paraît risqué : il fragilise la cohésion d’équipe et complique l’intégration des nouveaux arrivants. La créativité collective naît souvent d’échanges informels au détour d’un couloir ou autour d’un café, des moments spontanés qu’aucune réunion en visioconférence ne pourra jamais remplacer.
Gilles
Je suis très sceptique face à cette généralisation du travail à domicile, que je trouve plutôt néfaste sur le long terme. Sous couvert de modernité et de flexibilité, cette pratique efface progressivement la frontière entre la vie professionnelle et la vie privée. On finit par consulter ses courriels professionnels tard le soir ou le week-end, ce qui génère une fatigue mentale permanente. Sans compter l’isolement social : le travail est aussi un lieu de sociabilisation essentiel. Enfin, tout le monde ne dispose pas d’un logement spacieux ou adapté pour travailler dans de bonnes conditions, ce qui crée de nouvelles inégalités entre salariés.
Questions (6 QCM). Pour chaque affirmation, indiquez qui l’exprime : A. Julien, B. Amina ou C. Gilles.
Voir le corrigé du nouveau format, exercice 3
QCM : 1. C · 2. A · 3. B · 4. A · 5. C · 6. B
1. C. Gilles : « tout le monde ne dispose pas d’un logement spacieux ou adapté pour travailler dans de bonnes conditions, ce qui crée de nouvelles inégalités entre salariés. » Un logement trop petit, c’est une disparité matérielle.
2. A. Julien : « au calme, sans les interruptions constantes de l’open space, je suis bien plus concentré et efficace. » Le rendement, c’est l’efficacité.
3. B. Amina : « il fragilise la cohésion d’équipe […] La créativité collective naît souvent d’échanges informels au détour d’un couloir ou autour d’un café ». La créativité devient l’innovation. Gilles parle aussi de la vie sociale au travail, mais il évoque l’isolement, pas la créativité.
4. A. Julien : « cela force les managers à faire confiance à leurs équipes au lieu de les fliquer ». « Fliquer » est un mot familier qui veut dire surveiller de trop près. Si le télétravail oblige les managers à faire confiance, c’est qu’au bureau ils contrôlent trop.
5. C. Gilles : « cette pratique efface progressivement la frontière entre la vie professionnelle et la vie privée ». La frontière devient une « barrière étanche ». Amina parle aussi de vie privée, mais pour dire que le télétravail aide à la concilier avec le travail.
6. B. Amina : « Effectuer ses tâches chez soi deux à trois jours par semaine me semble idéal ». Deux ou trois jours à la maison, et le reste au bureau : c’est la formule mixte.
Ce que vise cet exercice. Les trois personnes parlent du même sujet avec des mots proches, comme « vie privée » ou « vie professionnelle ». Repérez d’abord la position de chacun : Julien est enthousiaste, Amina cherche l’équilibre et Gilles est sceptique. Attribuez ensuite les affirmations une par une.
Comment compter vos points et corriger vos erreurs ?
Comptez vos bonnes réponses sur 20. Pour chaque erreur, retrouvez ensuite la phrase du texte qui donnait la réponse, puis demandez-vous pourquoi la mauvaise proposition vous a paru juste.
- Vous aviez souligné la bonne phrase ? Alors c’est la reformulation qui vous a trompé. Comparez mot à mot la phrase du texte et la proposition.
- Vous aviez choisi une proposition logique mais absente du texte ? C’est une interprétation, le piège que Vincent montre dans la vidéo.
- Vous avez manqué de temps pour l’exercice 3 ? Refaites l’épreuve une semaine plus tard en arrêtant les exercices 1 et 2 à 50 minutes.
Pour continuer, notre article « Compréhension écrite DELF B2 : 7 exercices corrigés avec PDF » propose d’autres épreuves blanches, dans les deux formats, avec leurs corrigés. Gardez la même méthode d’un test à l’autre. Répartissez le temps dès le départ et lisez le texte avant les questions. Surtout, appuyez chaque réponse sur une phrase soulignée.
Les reformulations de la vidéo, à reconnaître le jour de l’examen
Voici les paires que Vincent relève dans la vidéo. À gauche, ce qui est écrit dans le texte. À droite, ce que dit la bonne proposition.
- « le temps de travail hebdomadaire » → les heures habituelles
- « cette densification de la charge de travail » → des journées quotidiennes trop denses
- « une fatigue accrue en fin de journée » → l’épuisement
- « une bataille perdue d’avance » → une mesure irréaliste
- « contre-productive » → inefficace
- « des activités bien précises » → des supports ponctuels
- « sous la supervision directe de l’enseignant » → sous le contrôle strict de l’enseignant
Le texte et la proposition reprennent peu de mots communs, et pourtant ils disent la même chose. Entraînez-vous à faire ce chemin dans les deux sens.
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Foire aux questions
Combien de temps passer sur chaque exercice de compréhension écrite au DELF B2 ?
Au nouveau format, comptez 45 à 50 minutes au maximum pour les exercices 1 et 2 ensemble, puis 10 à 15 minutes pour l’exercice 3. Ne divisez pas l’heure en trois parts égales : les deux articles demandent plus de lecture que les trois opinions.
Peut-on encore tomber sur l’ancien format ?
C’est possible, mais peu probable. L’ancien format pose aussi des questions à réponse écrite. Notre dossier d’exercices corrigés propose des épreuves blanches dans les deux formats, si vous voulez vous préparer aux deux.
Que faire quand on ne comprend pas une question du QCM ?
Répondez quand même. Aux exercices 1 et 2, les questions suivent l’ordre du texte : relisez le paragraphe qui correspond à la question. À l’exercice 3, relisez le témoignage qui en parle. Choisissez ensuite la proposition la plus proche de ce que dit le texte. Une case vide ne rapporte aucun point.
Sources et crédits
- Vidéo : Vincent Bouen, French School TV, « DELF B2 - Avoir 25/25 en compréhension écrite ! », YouTube, 16 octobre 2026.
- Exercices 1, 2 et 3 : textes et avis rédigés par French School TV à des fins d’entraînement. Ils ne reproduisent aucun article publié et n’attribuent aucun propos à une personne réelle.
- Descripteur du niveau B2 : Conseil de l’Europe, Cadre européen commun de référence pour les langues (2001), échelle « Compréhension générale de l’écrit », reprise dans la présentation structurée des échelles du CECR, consulté le 16 octobre 2026.
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