Compréhension écrite DELF B2 : 7 exercices corrigés avec PDF

Une étudiante écrit ses réponses dans un cahier pendant que son enseignante relit son travail, comme lors d’un entraînement à la compréhension écrite du DELF B2
Photo de Vitaly Gariev sur Unsplash

Vous cherchez des exercices de compréhension écrite DELF B2 avec le corrigé ? Ce dossier en réunit sept, répartis sur les deux formats de l’épreuve : le nouveau format, norme depuis 2024, en trois exercices de QCM, et l’ancien format, encore proposé dans de nombreux centres, en deux épreuves blanches complètes. Chaque exercice annonce son format, puis donne le texte, les questions, le barème et le corrigé détaillé. L’ensemble se télécharge aussi en PDF.

L’essentiel

  • L’épreuve existe en deux formats, un nouveau et un ancien. Le nouveau est la norme depuis 2024, l’ancien reste proposé dans de nombreux centres, et vous ne savez pas à l’avance lequel vous passerez.
  • Trois exercices au nouveau format : deux textes informatifs suivis de 7 QCM chacun, puis l’exercice « qui a dit quoi », où une même question est posée à trois personnes.
  • Quatre exercices à l’ancien format, en deux épreuves blanches complètes : un texte informatif puis un texte argumentatif, 25 points en 60 minutes.
  • Des questions comme à l’examen. Uniquement des QCM au nouveau format ; QCM, vrai ou faux justifié, questions ouvertes et reformulations lexicales à l’ancien.
  • Un PDF gratuit avec six des sept exercices et leurs corrigés, pour travailler sans écran.
  • La méthode de Vincent pour lire vite et répondre juste dans les 60 minutes imparties, format par format.

Comment se passe l’épreuve de compréhension écrite du DELF B2 ?

L’épreuve dure 60 minutes et vaut 25 points sur les 100 points du diplôme. Mais elle existe en deux formats, un nouveau et un ancien, et vous ne découvrez lequel vous passez qu’au moment de l’épreuve. Aucun des deux n’est plus difficile que l’autre : ils sont simplement construits différemment.

Le nouveau format est la norme depuis 2024, et l’ancien reste proposé dans de nombreux centres d’examen. Comme vous ne savez pas à l’avance lequel vous passerez, préparez-vous aux deux. C’est pourquoi ce dossier donne les deux, et annonce le format de chaque exercice.

Les deux formats de la compréhension écrite du DELF B2.
Format Structure des exercices Types de questions Durée
Nouveau format
norme depuis 2024
3 exercices. Les exercices 1 et 2 sont identiques : même consigne, un texte différent. À l’exercice 3, une même question est posée à 3 personnes. Uniquement des QCM (A, B ou C). À l’exercice 3, 6 questions où il faut retrouver qui a dit quoi. Environ 15 min + 15 min + 10 min, dans l’heure impartie
Ancien format
encore proposé
2 exercices, avec des textes plus longs, souvent un texte informatif puis un texte argumentatif. Des QCM (A, B ou C) et des questions à réponse écrite, courtes (1 à 3 mots) ou longues (1 à 2 phrases). 1 h au total
Dans les deux formats, les questions suivent l’ordre du texte. Seule l’organisation des exercices change, pas la méthode de travail. Format des épreuves : France Éducation international.

Dans le nouveau format, tout est en QCM, ce qui ne rend pas l’épreuve plus facile : les propositions sont écrites pour se ressembler, et une seule est exactement appuyée par le texte. Dans l’ancien format s’ajoutent le vrai ou faux à justifier par une citation, les questions ouvertes et les reformulations de mots ou d’expressions.

Attention au vrai ou faux, dans l’ancien format. Une réponse juste sans justification vaut souvent zéro. Le correcteur attend la phrase du texte qui prouve votre réponse, pas votre opinion. Cette question n’existe pas au nouveau format.

Les sept exercices de ce dossier, format par format.
Format Exercice Type de texte Questions Points Temps conseillé
Nouveau 1 Informatif 7 QCM 1 par question 15 min
Nouveau 2 Informatif 7 QCM 1 par question 15 min
Nouveau 3 Trois opinions 6 QCM « qui a dit quoi » 1 par question 10 min
Ancien 1 Informatif 10 12,5 25 min
Ancien 2 Argumentatif 8 12,5 25 min
Ancien 3 Informatif 8 12,5 25 min
Ancien 4 Argumentatif 8 12,5 25 min
Les trois exercices du nouveau format forment une épreuve, notée sur 25 points le jour de l’examen ; la répartition officielle question par question n’est pas publiée, alors ici chaque question vaut 1 point. À l’ancien format, l’épreuve 1 réunit les exercices 1 et 2, l’épreuve 2 les exercices 3 et 4 : 25 points en 60 minutes, dont 10 minutes de relecture.

Quelle méthode suivre pendant les 60 minutes ?

Au B2, la compréhension écrite dépend surtout de votre ordre de travail. Je suis Vincent Bouen, professeur de FLE chez French School TV, et voici la méthode que je donne à mes candidats.

  1. Lisez l’article une première fois sans vous arrêter, pour saisir le thème et l’intention de l’auteur. Ne cherchez pas encore les réponses.
  2. Relisez si le texte vous a semblé difficile, mais une seule fois. Au-delà, vous perdez du temps sans gagner en compréhension.
  3. Lisez toutes les questions, puis revenez au texte. Dans les deux formats, les questions suivent l’ordre du texte, ce qui vous donne une carte de lecture.
  4. Méfiez-vous des propositions du QCM. Les propositions reformulent le texte avec d’autres mots. La bonne réponse dit la même chose avec d’autres mots ; les mauvaises reprennent un mot du texte dans un sens faux.
  5. Répartissez votre temps selon le format. À l’ancien format, environ 25 minutes par texte et 10 minutes de relecture. Au nouveau, environ 15 minutes pour l’exercice 1, 15 pour l’exercice 2 et 10 pour l’exercice 3.
  6. Adaptez aussi l’ordre de vos réponses. À l’ancien format, commencez par les QCM, plus rapides, puis traitez les questions à réponse écrite longue, qui demandent plus de réflexion. Au nouveau format, tout est en QCM : avancez dans l’ordre, et si une question bloque, passez à la suivante et revenez-y à la fin.

Le jour de l’examen, ni Internet ni notes. Les chiffres que vous lirez dans ces textes servent votre culture générale et vos idées pour la production écrite ou orale. Personne ne vous demandera de les réciter. En expression, un exemple concret et une formule générale comme « de nombreuses entreprises constatent que… » valent mieux qu’un pourcentage que le jury ne peut pas vérifier.

Nouveau format : une épreuve blanche en trois exercices

C’est le format le plus probable depuis 2024. Il compte trois exercices et ne pose que des QCM à trois propositions, sur des textes plus courts que ceux de l’ancien format. Chronométrez-vous : environ 15 minutes pour l’exercice 1, 15 pour l’exercice 2 et 10 pour l’exercice 3.

Nouveau format, exercice 1 : texte informatif, la saveur umami

Nouveau format, uniquement des QCM. Document 1. Loïc Briand (INRAE), The Conversation France, 20 septembre 2026. Extrait.

Qu’est-ce que la saveur umami ?

La saveur umami est la cinquième saveur à avoir été admise dans le cercle très fermé des saveurs primaires. Elle trône désormais aux côtés des saveurs bien familières que sont le sucré, le salé, l’amer et l’acide. Mais quelle est cette saveur dont même les chats raffolent ?

Caractérisé au début du XXe siècle au Japon, umami signifie littéralement « goût délicieux » ou « goût savoureux ». La saveur umami a été admise comme saveur primaire au début des années 2000, à la suite de l’identification du récepteur correspondant présent dans nos papilles. La saveur umami est principalement générée par certains acides aminés qui composent les protéines, dont l’acide glutamique ou sa forme saline, le glutamate (de sodium).

L’umami possède une caractéristique unique : un phénomène de synergie. Ainsi la saveur du glutamate est augmentée de manière drastique par certains composés que l’on trouve dans certains aliments ou ingrédients comme la bonite – un cousin du thon – séchée (katsuobushi) ou des extraits de levure.

Une saveur mystérieuse en Occident

Bien que de nombreuses molécules puissent générer une saveur umami, cette sensation est une des plus difficiles à décrire et la moins connue, du fait principalement de la rareté des composés qui possèdent un goût umami pur.

La saveur umami est pourtant générée par des aliments qui sont bien plus répandus qu’on pourrait le penser : c’est le cas des algues (algues kombu), des champignons (shiitaké, truffe…), et aussi depuis longtemps, dans notre cuisine, celui de certains fromages (parmesan, vieux Comté, par exemple), des salaisons (salami, jambon sec…), des poissons frais (notamment la bonite, le saumon), des fruits de mer (crevettes, crabes, coquilles Saint-Jacques…) ou tout simplement… du jus de tomate.

Le glutamate constitue la molécule de référence pour cette saveur, bien qu’il possède aussi un goût salé lié à la présence de l’ion sodium. Sa dégustation en poudre suscite un goût de bouillon de cuisine ou de sauce soja, si on fait abstraction de la forte saveur salée. Dans de nombreux pays asiatiques, le glutamate est utilisé comme ingrédient à part entière dans la cuisine et sa saveur est alors bien connue.

À l’inverse, les Occidentaux manquent d’un composé de référence : on parlera plutôt de goût de bouillon ou alors on empruntera comme aliment umami familier la sauce soja qui, bien que fortement salée, génère un goût umami prononcé.

Lire l’article complet sur The Conversation. Extrait des premiers paragraphes, reproduit avec le lien vers l’article intégral, selon les règles de republication de The Conversation France.

Questions (7 QCM, 1 point par question)

1. Selon le chapeau, la saveur umami est…
A. la quatrième saveur primaire reconnue.
B. une saveur que la communauté scientifique refuse de reconnaître.
C. la cinquième saveur primaire reconnue.

2. Le mot « umami » signifie littéralement…
A. « goût délicieux » ou « goût savoureux ».
B. « goût salé ».
C. « goût de bouillon ».

3. Cette saveur est principalement produite par…
A. les sucres lents.
B. les sels minéraux des algues.
C. certains acides aminés qui composent les protéines.

4. Le phénomène de « synergie » décrit par l’auteur signifie que…
A. le glutamate masque les autres saveurs d’un plat.
B. certains composés augmentent fortement la saveur du glutamate.
C. le glutamate perd son goût à la cuisson.

5. Si cette sensation est difficile à décrire, c’est surtout parce que…
A. les composés qui ont un goût umami pur sont rares.
B. aucun aliment courant n’en contient.
C. le mot n’existe pas en français.

6. Parmi les aliments cités par l’auteur figurent…
A. le pain, le riz et les pâtes.
B. le parmesan, le jambon sec et le jus de tomate.
C. uniquement des produits japonais.

7. Le texte oppose l’Asie et l’Occident sur un point précis :
A. les Occidentaux ne consomment aucun aliment umami.
B. le glutamate est interdit dans la cuisine occidentale.
C. les Occidentaux n’ont pas d’aliment de référence clairement identifié pour cette saveur.

Voir le corrigé du nouveau format, exercice 1

QCM : 1. C · 2. A · 3. C · 4. B · 5. A · 6. B · 7. C

1. C. « … la cinquième saveur à avoir été admise dans le cercle très fermé des saveurs primaires. » Le piège est la proposition A : le chapeau énumère bien quatre autres saveurs, mais l’umami vient après elles.

2. A. « umami signifie littéralement “goût délicieux” ou “goût savoureux”. » Le goût de bouillon est une description occidentale approximative, pas la traduction du mot.

3. C. « … principalement générée par certains acides aminés qui composent les protéines, dont l’acide glutamique… »

4. B. « … la saveur du glutamate est augmentée de manière drastique par certains composés… » La synergie amplifie la saveur, elle ne la masque pas.

5. A. « … du fait principalement de la rareté des composés qui possèdent un goût umami pur. » Attention : ce sont les composés purs qui sont rares, pas les aliments, comme le montre le paragraphe suivant.

6. B. Ces trois aliments figurent dans la liste, avec les algues, les champignons et les fruits de mer. La proposition C contredit l’idée même du paragraphe.

7. C. « À l’inverse, les Occidentaux manquent d’un composé de référence… » Ils consomment bien des aliments umami, ils n’ont simplement pas de point de comparaison partagé.

Ce que vise cet exercice. Au nouveau format, tout est en QCM, et la difficulté se déplace vers les propositions. Les questions 5 et 7 se jouent sur un seul mot du texte : « pur » et « de référence ». Le candidat qui lit vite y perd deux points sur sept.

Nouveau format, exercice 2 : texte informatif, les rançongiciels

Nouveau format, uniquement des QCM. Document 2. Pierre-Charles Pradier (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), The Conversation France, 20 septembre 2026. Extrait.

Mille millions de mille cyborgs ! Pourquoi les pirates informatiques demandent de plus en plus de rançons en cryptomonnaies

Cet été, une cyberattaque d’ampleur a touché le système d’information de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) avec le vol de données fiscales et cadastrales de 678 000 particuliers et professionnels. Les fuites : noms, prénoms, adresses postales, numéros de téléphone, situation familiale, quotient familial, revenu fiscal de référence et taux de prélèvement à la source.

Cette attaque n’est pas isolée. L’extorsion grâce aux logiciels rançonneurs est une activité qui en 2025 rapporterait à ceux qui la pratiquent un butin de 820 millions de dollars états-uniens issus des paiements de rançons en cryptomonnaies. En France, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) constate 128 attaques majeures en 2025, touchant principalement les petites et moyennes entreprises.

Les pirates, aux noms de Qilin, TheGentlemen ou DragonForce, implantent dans les ordinateurs des victimes un logiciel rançonneur qui en chiffre les unités de stockage (comme les disques durs) et exfiltre ces données. Les pirates les font ensuite payer pour la récupération de ces fichiers informatiques. On parle alors de simple extorsion.

Pour les particuliers, l’affaire s’arrête en général ici. Pour les entreprises, l’histoire est tout autre. Elles doivent verser une rançon pour échapper à la diffusion de leurs données, souvent sensibles, qui ont été volées. Cette fois-ci, on parle de double extorsion.

Les chapeaux noirs – nom donné aux pirates informatiques – peuvent leur demander enfin de s’acquitter d’un lourd tribut afin de ne pas subir de nouvelles attaques. Ces dernières peuvent prendre la forme de déni de service, en saturant les réseaux de requête, rendant de facto le serveur ou le site web inaccessible. On parle pour ce « forfait complet » de triple extorsion.

Alors comment est née cette cybercriminalité ? Combien pèse-t-elle économiquement ? Et pourquoi les pirates numériques utilisent les cryptomonnaies pour être payés ?

Aux origines des rançongiciels

En décembre 1989, le premier rançongiciel (ransomware) de l’histoire, baptisé « AIDS Trojan » (ou cheval de Troie PC Cyborg) voit le jour. Joseph Popp, salarié de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), envoie 26 000 enveloppes, chacune contenant une disquette de « renseignements introductifs sur le sida » à l’ensemble des chercheurs, des institutions médicales et des participants à une conférence internationale sur le sida organisée à Stockholm.

Au bout de 90 redémarrages, un message leur demande de payer une redevance annuelle de 189 dollars pour continuer à utiliser la disquette. Les victimes paniquent.

Lire l’article complet sur The Conversation. Extrait des premiers paragraphes, reproduit avec le lien vers l’article intégral, selon les règles de republication de The Conversation France.

Questions (7 QCM, 1 point par question)

1. La cyberattaque évoquée en ouverture a visé…
A. l’administration fiscale française.
B. une grande banque privée.
C. un hôpital public.

2. Combien de particuliers et de professionnels ont vu leurs données volées ?
A. 26 000.
B. 678 000.
C. 128.

3. En France, en 2025, l’ANSSI a constaté…
A. 820 attaques majeures, visant surtout de grands groupes.
B. aucune attaque significative.
C. 128 attaques majeures, visant surtout des petites et moyennes entreprises.

4. On parle de « simple extorsion » lorsque les pirates…
A. font payer la victime pour lui rendre l’accès à ses fichiers.
B. menacent de diffuser publiquement les données volées.
C. saturent le site de la victime jusqu’à le rendre inaccessible.

5. Ce que la « triple extorsion » ajoute à la double extorsion, c’est…
A. le vol du matériel informatique de l’entreprise.
B. la revente des données à un concurrent direct.
C. le paiement destiné à éviter de nouvelles attaques, par exemple un déni de service.

6. L’expression « chapeaux noirs » désigne dans ce texte…
A. les enquêteurs spécialisés en cybercriminalité.
B. les pirates informatiques.
C. les entreprises qui refusent de payer.

7. Le premier rançongiciel de l’histoire…
A. a été diffusé par des disquettes envoyées par la poste.
B. se propageait par courrier électronique.
C. visait les banques suisses.

Voir le corrigé du nouveau format, exercice 2

QCM : 1. A · 2. B · 3. C · 4. A · 5. C · 6. B · 7. A

1. A. « … a touché le système d’information de la Direction générale des finances publiques (DGFiP). » La DGFiP est l’administration fiscale : la reformulation est ici le vrai travail.

2. B. « … le vol de données fiscales et cadastrales de 678 000 particuliers et professionnels. » Les deux autres nombres existent dans le texte, mais ils comptent autre chose : 26 000 enveloppes et 128 attaques.

3. C. « … (ANSSI) constate 128 attaques majeures en 2025, touchant principalement les petites et moyennes entreprises. » Les 820 millions sont un montant, pas un nombre d’attaques.

4. A. « Les pirates les font ensuite payer pour la récupération de ces fichiers informatiques. On parle alors de simple extorsion. » La proposition B décrit la double extorsion et la proposition C la triple.

5. C. « … peuvent leur demander enfin de s’acquitter d’un lourd tribut afin de ne pas subir de nouvelles attaques. » Le texte donne le déni de service comme exemple.

6. B. « Les chapeaux noirs – nom donné aux pirates informatiques –… » L’apposition entre tirets donne la définition : au B2, c’est le réflexe à prendre devant un terme inconnu.

7. A. « … envoie 26 000 enveloppes, chacune contenant une disquette… » Le courrier électronique n’est jamais mentionné pour 1989.

Ce que vise cet exercice. Un texte riche en chiffres et en sigles teste votre précision, pas votre mémoire. Les questions 2 et 3 utilisent les nombres du texte comme distracteurs : la bonne réponse n’est pas le nombre que vous avez retenu, c’est celui qui compte la bonne chose.

Nouveau format, exercice 3 : qui a dit quoi ? Trois avis sur la gratuité des transports

Nouveau format, exercice 3. Document 3. Trois avis rédigés par French School TV pour cet exercice, au format de l’exercice 3 du nouveau format. Ils ne reproduisent aucun texte publié.

Faut-il rendre les transports en commun gratuits dans les grandes villes ? Trois habitants répondent

Sonia

Je prends le tram deux fois par jour et je vois très bien qui hésite devant le distributeur de tickets. La gratuité n’est pas un cadeau, c’est une façon de rendre la ville accessible à ceux qui n’ont pas le choix. On me répond toujours que cela coûte cher. Mais on n’exige jamais d’une route qu’elle rapporte de l’argent. Les villes qui ont franchi le pas ne se sont pas ruinées, et la fréquentation y a nettement augmenté. Si l’on veut vraiment que les habitants laissent leur voiture au garage, commençons par supprimer ce qui les en empêche.

Malik

Sur le principe, l’intention me convient. Dans les faits, je crois que c’est une erreur de calendrier. Nos lignes sont déjà saturées aux heures de pointe et les rames ont vingt ans. Si la recette des billets disparaît, avec quoi achète-t-on les rames suivantes ? Le risque est d’obtenir un réseau gratuit mais inutilisable, donc délaissé par ceux qui pouvaient payer. Je préfère un tarif bas, calculé sur les revenus, et un vrai investissement dans la fréquence. Un bus qui passe toutes les six minutes convaincra plus d’automobilistes qu’un bus gratuit qui passe toutes les demi-heures.

Hélène

Ce débat m’agace un peu, parce qu’on y dresse deux camps l’un contre l’autre alors que les études disent autre chose. Là où la gratuité a été mise en place, la fréquentation a bien augmenté, mais les nouveaux voyageurs venaient surtout de la marche et du vélo, pas de la voiture. Autrement dit, on a beaucoup dépensé pour un gain écologique modeste. Cela ne veut pas dire qu’il faut y renoncer : comme mesure sociale, c’est parfaitement défendable, et je la soutiens à ce titre. Simplement, arrêtons de la présenter comme la solution au trafic automobile. Ce sont deux sujets différents.

Questions (6 QCM, 1 point par question). Pour chaque affirmation, indiquez qui l’exprime : A. Sonia, B. Malik ou C. Hélène.

1. On n’exige d’aucune route qu’elle rapporte de l’argent.
A. Sonia
B. Malik
C. Hélène

2. La gratuité attire surtout des voyageurs qui se déplaçaient déjà sans voiture.
A. Sonia
B. Malik
C. Hélène

3. Un réseau gratuit mais saturé finirait par être abandonné.
A. Sonia
B. Malik
C. Hélène

4. L’hésitation devant le prix du ticket se voit tous les jours.
A. Sonia
B. Malik
C. Hélène

5. Mieux vaudrait un tarif calculé sur les revenus et des passages plus fréquents.
A. Sonia
B. Malik
C. Hélène

6. La mesure se défend socialement, mais pas comme politique contre la voiture.
A. Sonia
B. Malik
C. Hélène

Voir le corrigé du nouveau format, exercice 3

QCM : 1. A · 2. C · 3. B · 4. A · 5. B · 6. C

1. A. Sonia : « on n’exige jamais d’une route qu’elle rapporte de l’argent. »

2. C. Hélène : « les nouveaux voyageurs venaient surtout de la marche et du vélo, pas de la voiture. »

3. B. Malik : « Le risque est d’obtenir un réseau gratuit mais inutilisable, donc délaissé par ceux qui pouvaient payer. »

4. A. Sonia : « je vois très bien qui hésite devant le distributeur de tickets. »

5. B. Malik : « Je préfère un tarif bas, calculé sur les revenus, et un vrai investissement dans la fréquence. »

6. C. Hélène : « comme mesure sociale, c’est parfaitement défendable […] arrêtons de la présenter comme la solution au trafic automobile. »

Ce que vise cet exercice. C’est l’exercice qui surprend le plus, parce qu’il n’existe pas dans l’ancien format. Les trois personnes parlent du même sujet et emploient souvent les mêmes mots, à commencer par « gratuité » et « fréquentation ». Ce qui les distingue est leur position, pas leur vocabulaire. Repérez d’abord le camp de chacun, puis attribuez les affirmations : Sonia est favorable, Malik est réservé sur la méthode et Hélène conteste l’argument écologique tout en soutenant la mesure.

Ancien format, épreuve blanche 1 : environnement et monde du travail

Les quatre exercices qui suivent sont à l’ancien format : des textes plus longs, et des questions de plusieurs types. Chronométrez-vous : 60 minutes pour les deux exercices, 25 points au total. Répondez d’abord entièrement, puis ouvrez les corrigés.

Ancien format, exercice 1 : texte informatif, la vaisselle plastique jetable (12,5 points)

Ancien format. Document 1. Article de presse, décembre 2025. Source non établie avec certitude, document exclu du PDF.

Cinq ans après l’interdiction, de la vaisselle plastique jetable toujours vendue « en toute impunité »

France Nature Environnement et Surfrider Foundation ont mis en demeure Amazon, Temu, Metro, La Foir’Fouille et la Boutique du jetable qui continuent malgré l’interdiction de vendre de la vaisselle plastique jetable

Il suffit de se promener au bord de mer pour constater le désastre. Partout sur le littoral, des gobelets, couverts et pailles en plastique jonchent les plages. Les bénévoles de Surfrider peuvent en témoigner. À chaque opération de nettoyage, ces produits plastiques jetables figurent dans le top des déchets retrouvés. Depuis le 1er janvier 2020 et la loi antigaspillage pour une économie circulaire, la réglementation est pourtant claire avec interdiction de mettre sur le marché de la vaisselle en plastique jetable.

Mais derrière ces bonnes intentions, certains acteurs continuent de vendre ces produits illégaux que l’on peut acheter en quelques clics sur Internet ou directement en rayons. Fin 2024, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes avait ainsi mené son enquête et relevé qu’une entreprise sur cinq était en infraction.

Des produits retirés après le coup de pression

Depuis, « l’impunité perdure », s’agace France Nature Environnement. Associée à Surfrider Foundation Europe, l’association vient de mettre en demeure les plateformes Amazon et Temu et les enseignes Metro, La Foir’Fouille et la Boutique du jetable qui continuent de vendre « ces articles toxiques pour la santé et l’environnement. » « Ces marques vendent en toute impunité ces produits jetables en plastique et laissent croire aux consommateurs que cela est légal alors que ça ne l’est pas, souligne Anne Roques, juriste pour France Nature Environnement. Nous leur demandons donc de retirer ces produits polluants de la vente sous trois mois. »

Un coup de pression qui semble porter ses fruits. Sitôt après cette mise en demeure, Metro a retiré de son site les produits signalés et annoncé que les contrôles allaient être renforcés. Sollicité par l’AFP, Amazon affirme aussi que les articles ciblés ont été retirés. La plateforme chinoise Temu affirme de son côté qu’elle « n’autorise pas les vendeurs tiers à proposer des produits qui ne respectent pas les lois et réglementations en vigueur » et qu’elle « retire tout article non conforme dès qu’il est identifié. »

Une action en justice si les lignes ne bougent pas

Également visée, La Foir’Fouille affirme enfin avoir « immédiatement procédé aux vérifications nécessaires » et assure que les articles signalés par les deux associations « sont réutilisables et non des produits en plastique à usage unique interdits. »

Après le retrait des articles illégaux, France Nature Environnement et Surfrider ont salué « une réaction positive mais insuffisante si elle n’est pas généralisée à l’ensemble des produits interdits. » Avant de conclure qu’elles « agiront en justice » si ces enseignes ne renforcent pas les contrôles « d’ici trois mois. »

Questions (7 QCM à 1 point, puis 3 questions à 5,5 points au total)

1. Que permet d’observer une simple promenade sur le littoral selon l’article ?
A. Une pollution inhabituelle
B. Une pollution limitée à quelques plages isolées
C. Une accumulation massive d’objets plastiques jetables sur les plages

2. Quel rôle jouent les bénévoles de Surfrider dans le constat présenté ?
A. Ils publient des études scientifiques sur la pollution marine
B. Ils confirment régulièrement la présence de ces déchets
C. Ils organisent ponctuellement des actions de sensibilisation environnementale

3. Que prévoit la loi entrée en vigueur au 1er janvier 2020 ?
A. Une interdiction formelle de commercialiser de la vaisselle plastique jetable
B. Une limitation progressive de certains produits jugés les plus polluants
C. Une réduction volontaire de l’usage du plastique laissée aux enseignes

4. Malgré ce cadre légal, que révèle l’enquête menée fin 2024 ?
A. Des contrôles insuffisants
B. Une conformité quasi générale des entreprises contrôlées
C. Une proportion significative d’acteurs vendant encore ces produits

5. Pourquoi France Nature Environnement parle-t-elle d’« impunité » ?
A. Les enseignes visées ont déjà été condamnées
B. Les ventes se poursuivent sans réelle conséquence
C. Les associations ne disposent d’aucun moyen juridique pour agir

6. Quelle a été la conséquence immédiate de la mise en demeure adressée aux enseignes ?
A. Une réaction médiatique
B. Le retrait de l’ensemble des produits par toutes les enseignes visées
C. Des suppressions de produits accompagnées de promesses de contrôles renforcés

7. Quelle est la position finale de France Nature Environnement et Surfrider ?
A. Une intention de saisir la justice si les engagements ne sont pas respectés
B. Un accord conditionnel conclu avec les enseignes visées
C. Une satisfaction sans réserve devant les retraits annoncés

8. « Depuis, l’impunité perdure », s’agace France Nature Environnement. Reformulez cette phrase avec vos propres mots. (1,5 point)

9. « Un coup de pression qui semble porter ses fruits. » Que signifie l’expression « porter ses fruits » dans ce contexte ? (1,5 point)

10. La Foir’Fouille adopte une position différente de celle de Metro et d’Amazon. Laquelle, et sur quel argument s’appuie-t-elle ? (2,5 points)

Voir le corrigé de l’ancien format, exercice 1

QCM : 1. C · 2. B · 3. A · 4. C · 5. B · 6. C · 7. A

8. L’association constate que la situation n’a pas changé : ces produits continuent d’être vendus alors qu’ils sont interdits, et les vendeurs ne subissent aucune sanction. Le verbe « perdurer » indique que cela dure depuis longtemps et continue encore.

9. « Porter ses fruits » signifie produire un résultat concret, obtenir un effet. Ici, la mise en demeure a été suivie d’un retrait effectif des produits par plusieurs enseignes.

10. Metro et Amazon reconnaissent le problème et retirent les produits signalés. La Foir’Fouille, au contraire, conteste l’infraction : elle affirme avoir procédé aux vérifications nécessaires et soutient que les articles visés « sont réutilisables et non des produits en plastique à usage unique interdits ». Elle ne nie donc pas les faits, elle conteste la qualification juridique des produits.

Ce que vise chaque question. Les questions 1 à 7 testent la compréhension globale et la reformulation. Les questions 8 et 9 portent sur le lexique en contexte, un exercice systématique au B2. La question 10 demande de repérer une opposition entre trois acteurs d’un paragraphe à l’autre, ce qui est la compétence la plus discriminante de l’épreuve.

Ancien format, exercice 2 : texte argumentatif, le retour au bureau (12,5 points)

Ancien format. Document 2. Caroline Diard (TBS Education) et Nicolas Dufour (PSB Paris School of Business), The Conversation France, 26 août 2026. Extrait.

Les entreprises qui veulent revenir sur le télétravail jouent-elles contre leur camp ?

L’année 2025 a été marquée par un tournant dans l’histoire du télétravail : l’annonce du « retour au bureau ». Cette annonce a été vite oubliée avec les épisodes de canicule, d’intempéries ou d’insécurité où le télétravail apparaît comme un moyen de protéger les salariés. Ainsi, pendant la canicule, dès le mois de juin, les autorités ont appelé les Franciliens à privilégier le télétravail lorsque cela est possible et à éviter les déplacements non indispensables.

Retour au bureau, travelling arrière

Aux États-Unis, Deloitte a conditionné les bonus à la présence au bureau tandis qu’Amazon a échoué à imposer un retour en présentiel faute de locaux suffisants.

En France, c’est dès octobre 2024 que les salariés d’Ubisoft ouvrent la marche et mènent une grève historique contre la réduction du télétravail, révélant les crispations autour de cette modalité d’organisation du travail. À la Société générale, une contestation similaire a éclaté en juillet 2025. Le battage médiatique est alors immense.

En 2026, c’est au tour d’Airbus de faire le buzz avec la volonté de la direction d’imposer quatre jours sur site.

Le télétravail, un facteur d’attractivité de l’employeur

Derrière ce qui est présenté comme un retour en arrière et a été très médiatisé se cachent vraisemblablement un débat idéologique et des intérêts divergents, des difficultés managériales ou des velléités de contrôle. Mais, au-delà de ce bruit médiatique, que disent les chiffres officiels ?

En 2025, seulement 10 % des entreprises ont réduit les jours autorisés en télétravail, selon une étude menée par l’Association pour l’emploi des cadres (Apec). Cette enquête montre que les entreprises dressent un bilan positif du télétravail. Ainsi, 74 % des cadres indiquent qu’ils seraient mécontents en cas de réduction du nombre de jours de télétravail. La proportion monte à 80 % dans l’hypothèse d’une suppression. Près de la moitié d’entre eux envisageraient même de changer d’entreprise ! Une tendance confirmée par l’Observatoire UGICT-CGT dans une étude de 2025 avec un répondant sur deux prêt à démissionner en cas de suppression du télétravail !

Ces chiffres ne vont donc pas dans le sens des annonces de « retour au bureau » généralisé. Il paraît très paradoxal de réduire le télétravail, alors même que cela pourrait produire des démissions, un déficit d’attractivité et une baisse de motivation.

Tous ces paradoxes nous ont conduits à un questionnement : le télétravail est-il devenu un mode d’organisation incontournable et un outil de rétribution pour les salariés ?

Le télétravail, une forme de rétribution ?

C’est sur le constat de ce paradoxe que nous avons envisagé de rencontrer à travers trois entretiens qualitatifs semi-directifs des acteurs qui ont vécu l’évolution du télétravail dans leurs organisations respectives. Ces regards croisés ont permis d’échanger sur quatre thèmes dont la rétribution. Nous avons ainsi échangé avec Frédéricke Sauvageot, directrice QVCT du domaine immobilier chez Orange, avec un associé fondateur d’une société de conseil en cybersécurité dont les salariés sont en télétravail total et avec un responsable de coordination de projets RH dans une entreprise de transport.

Des chercheurs avaient déjà révélé que le télétravail est désormais considéré comme une forme de rétribution, au même titre que les avantages en nature ou financiers. Or, la rétribution désigne classiquement l’ensemble des contreparties du travail (rémunérations en nature ou en espèces). Il s’agit des rémunérations matérielles (qui ajoutent les rémunérations en nature aux rémunérations financières) et les gratifications symboliques ou morales.

À la recherche d’un équilibre contribution-rétribution

C’est Adams (1963) qui a mis en avant la théorie de l’équité : les salariés évaluent en permanence l’adéquation entre leurs efforts, leurs récompenses, et celles de leurs pairs. La motivation dépend d’un équilibre perçu entre la contribution et la rétribution.

Avec les nombreuses annonces de retour en arrière, plusieurs défis majeurs se dessinent alors dans les débats : les enjeux de flexibilité (réduction des temps de transports, conciliation des temps de vie), fidélisation et renforcement de l’attractivité et rétribution perçue sont sous-estimés. Les grèves et résistances ont montré que la transition vers l’hybridation (mix présentiel-distanciel) est difficile pour certains dirigeants qui craignent une baisse de productivité ou une fragmentation des équipes, ce que les études récentes réfutent.

Lire l’article complet sur The Conversation. Extrait des premiers paragraphes, reproduit avec le lien vers l’article intégral, selon les règles de republication de The Conversation France.

Questions (12,5 points)

1. Quelle est la thèse défendue par les auteurs ? (1 point)
A. Le télétravail nuit à la productivité des entreprises.
B. Le retour au bureau est une tendance majoritaire en France.
C. Supprimer le télétravail va contre l’intérêt des entreprises elles-mêmes.

2. Selon le premier paragraphe, l’annonce du « retour au bureau » a été… (1 point)
A. appliquée rapidement dans toute la France.
B. reléguée au second plan par des circonstances météorologiques et sécuritaires.
C. annulée officiellement par les autorités.

3. Vrai ou faux ? « En 2025, la majorité des entreprises françaises a réduit le télétravail. » Justifiez avec une phrase du texte. (2 points)

4. Vrai ou faux ? « Les auteurs appuient leur analyse sur des entretiens, en plus des chiffres. » Justifiez avec une phrase du texte. (2 points)

5. Pourquoi les auteurs parlent-ils d’une situation « paradoxale » ? Expliquez en deux ou trois phrases. (2,5 points)

6. « … des difficultés managériales ou des velléités de contrôle. » Reformulez « des velléités de contrôle ». (1,5 point)

7. Dans ce texte, que désigne précisément le mot « rétribution » ? (1,5 point)

8. Les deux points d’exclamation du paragraphe sur les chiffres de l’Apec servent à… (1 point)
A. marquer la surprise des auteurs devant l’ampleur du rejet exprimé par les salariés.
B. signaler une erreur dans les données publiées.
C. ironiser sur le manque de sérieux de l’enquête.

Voir le corrigé de l’ancien format, exercice 2

1. C. Le titre pose la question et le texte y répond : réduire le télétravail exposerait les entreprises à des démissions, à une perte d’attractivité et à une baisse de motivation. Elles joueraient donc contre leur propre intérêt.

2. B. « Cette annonce a été vite oubliée avec les épisodes de canicule, d’intempéries ou d’insécurité… » Le piège est la proposition C : les autorités interviennent bien, mais pour recommander le télétravail, pas pour annuler quoi que ce soit.

3. Faux. « En 2025, seulement 10 % des entreprises ont réduit les jours autorisés en télétravail. » Le texte oppose explicitement le bruit médiatique aux chiffres officiels.

4. Vrai. « … nous avons envisagé de rencontrer à travers trois entretiens qualitatifs semi-directifs des acteurs qui ont vécu l’évolution du télétravail. » Les auteurs croisent des statistiques et une enquête qualitative.

5. Le paradoxe tient à l’écart entre le discours et les faits, et entre la décision et ses effets. D’un côté, les médias annoncent un retour au bureau généralisé, alors que 10 % des entreprises seulement ont réduit le télétravail. De l’autre, les entreprises qui le réduisent risquent de provoquer des départs et une perte d’attractivité, donc de se pénaliser elles-mêmes.

6. Une envie, une intention de surveiller davantage les salariés, sans que cette intention soit toujours assumée ou suivie d’effet. Le mot « velléité » ajoute l’idée d’une volonté faible ou mal affirmée.

7. Tout ce que le salarié reçoit en échange de son travail : le salaire, mais aussi les avantages en nature et les gratifications non financières. Le texte soutient que le télétravail est entré dans cette catégorie.

8. A. Les exclamations soulignent l’ampleur des résultats, notamment un répondant sur deux prêt à démissionner dans l’étude de l’Observatoire UGICT-CGT. Rien dans le texte ne met en doute l’enquête.

Ce que vise cet exercice. Un texte argumentatif se lit autrement qu’un texte informatif. Les questions 1, 5 et 8 portent sur la thèse et sur le ton, c’est-à-dire sur l’intention de l’auteur. C’est exactement ce que le B2 évalue et ce qui distingue ce niveau du B1.

Ancien format, épreuve blanche 2 : éducation et santé

Toujours l’ancien format, même durée. Ces deux textes sont plus denses que les précédents, ce qui correspond au haut de la fourchette de difficulté du B2.

Ancien format, exercice 3 : texte informatif, l’intelligence artificielle et les langues à l’école (12,5 points)

Ancien format. Document 1. Grégory Miras et Anissa Hamza-Jamann (Université de Lorraine), The Conversation France, 6 septembre 2025. Extrait.

IA et langues : de nouvelles pratiques à l’école, à quel prix ?

L’année scolaire 2025-2026 s’ouvre dans un contexte de démocratisation massive de l’intelligence artificielle (IA) générative. Dans son dossier de rentrée, le ministère de l’éducation précise d’ailleurs que les élèves du second degré bénéficieront désormais d’un parcours de formation spécifique, sur la plateforme PIX. Faut-il voir dans ces nouveaux outils une menace à l’apprentissage et la maîtrise des langues, le français et celles dites étrangères ?

À l’heure où l’IA-anxiété devient un phénomène social, voici quelques éléments de réflexion pour les plus inquiets mais aussi les plus convaincus.

Converser avec l’IA : coût écologique et éthique

Si l’IA générative séduit par sa capacité à produire du texte ou à traduire instantanément, elle comporte des coûts cachés. S’entraîner à formuler des requêtes (prompt en anglais) amène à une interaction langagière qui mobilise d’immenses ressources humaines, matérielles et énergétiques, souvent invisibles à l’utilisateur. La Direction de région académique du numérique pour l’éducation de l’académie de Versailles rappelle aux enseignants que :

  • une requête d’environ 400 tokens sur ChatGPT/GPT-4o mini consomme environ 2 Wh d’électricité (ou 2 g de CO2 rejeté), soit plus de 6 fois la consommation d’une recherche Google classique estimée à 0,3 Wh ;
  • la création d’une image en haute définition par une IA consomme autant d’énergie que la recharge complète d’un téléphone portable ;
  • les centres de données (data centers) liés à l’IA et aux cryptomonnaies ont consommé près de 460 TWh d’électricité en 2022, soit environ 2 % de la production mondiale.

S’exercer à développer un esprit critique face à l’IA devient incontournable. Cependant, amener les élèves à utiliser massivement les IA pour mieux les comprendre provoque un paradoxe. Une piste consiste alors à privilégier des IA éducatives dites « responsables », à l’image du modèle Vittascience, qui assure la transparence de ses données d’entraînement et de son fonctionnement. Entraînés à partir d’une quantité limitée de données, ces modèles apparaissent comme moins énergivores.

Il est également possible de proposer des ateliers, par exemple des escapes games, qui mobilisent des éléments pratiques pour aborder les principaux points en jeu sans nécessairement s’exercer sur des outils numériques.

D’un point de vue éthique, les grands modèles de langage (LLM) sont entraînés sur des corpus massifs constitués de textes issus de contenus en ligne. Cette alimentation soulève des questions majeures, en particulier autour de la propriété et de l’usage des données linguistiques.

Qui possède les mots, les expressions, les récits mis à disposition sur Internet ? Dans quelle mesure la réutilisation de ces ressources respecte-t-elle le droit d’auteur, la rémunération des créateurs ou encore la diversité linguistique et culturelle ?

Lire l’article complet sur The Conversation. Extrait des premiers paragraphes, reproduit avec le lien vers l’article intégral, selon les règles de republication de The Conversation France.

Questions (12,5 points)

1. Quel est l’objectif principal de ce texte ? (1 point)
A. Déconseiller l’usage de l’intelligence artificielle à l’école.
B. Donner des éléments de réflexion aux lecteurs, qu’ils soient inquiets ou convaincus.
C. Présenter le programme officiel de la plateforme PIX.

2. Le parcours de formation annoncé par le ministère concerne… (1 point)
A. les élèves du second degré.
B. tous les élèves, de l’école primaire au lycée.
C. les enseignants de langues uniquement.

3. Vrai ou faux ? « Une requête sur ChatGPT consomme plus de six fois l’électricité d’une recherche Google. » Justifiez avec un élément du texte. (2 points)

4. Les 460 TWh consommés en 2022 représentent… (1 point)
A. la consommation électrique de la France.
B. la consommation des seuls services d’IA générative.
C. environ 2 % de la production mondiale d’électricité.

5. Quel « paradoxe » les auteurs signalent-ils à propos de l’usage scolaire de l’IA ? Expliquez en deux ou trois phrases. (2,5 points)

6. Selon les auteurs, quelles sont les deux grandes questions éthiques posées par l’entraînement des grands modèles de langage ? (2 points)

7. Que signifie l’adjectif « énergivores » ? (1,5 point)

8. Que désigne le mot « IA-anxiété » dans le deuxième paragraphe ? (1,5 point)

Voir le corrigé de l’ancien format, exercice 3

1. B. Le texte annonce « quelques éléments de réflexion pour les plus inquiets mais aussi les plus convaincus ». Il ne tranche pas et s’adresse aux deux camps.

2. A. « … les élèves du second degré bénéficieront désormais d’un parcours de formation spécifique, sur la plateforme PIX. »

3. Vrai. « … soit plus de 6 fois la consommation d’une recherche Google classique estimée à 0,3 Wh. » La requête consomme environ 2 Wh contre 0,3 Wh.

4. C. Le piège est la proposition B : les 460 TWh couvrent les centres de données liés à l’IA et aux cryptomonnaies, pas les seuls services d’IA générative. Lisez la phrase en entier avant de choisir.

5. Pour former les élèves à un regard critique sur l’IA, l’école a besoin de les y exposer. Mais les faire utiliser massivement ces outils augmente précisément la consommation d’énergie et les usages que le texte questionne. Développer l’esprit critique reviendrait donc à aggraver le problème que cet esprit critique doit examiner.

6. D’une part la propriété des données linguistiques : à qui appartiennent les mots, les expressions et les récits publiés en ligne et utilisés pour entraîner les modèles. D’autre part le respect du droit d’auteur et la rémunération des créateurs, avec la question associée de la diversité linguistique et culturelle.

7. Qui consomme beaucoup d’énergie. Le suffixe « -vore » indique que quelque chose se nourrit de, comme dans « carnivore » ou « herbivore ».

8. L’inquiétude, voire l’angoisse, ressentie face au développement de l’intelligence artificielle. Les auteurs précisent qu’elle est devenue « un phénomène social », donc largement partagée et non individuelle.

Ce que vise cet exercice. Un texte informatif dense en chiffres teste surtout votre précision. Les questions 3 et 4 se ressemblent et n’attendent pas le même travail : l’une demande une comparaison, l’autre une part. Au B2, la plupart des points perdus sur ce type de texte viennent d’une lecture trop rapide de la fin de phrase.

Ancien format, exercice 4 : texte argumentatif, le temps d’écran des enfants (12,5 points)

Ancien format. Document 2. Gabriel E. Hales (Michigan State University), The Conversation France, 22 juillet 2026. Extrait.

Faut-il limiter le temps d’écran des enfants ? Les pédiatres américains revoient leur position

Après le vote d’une loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, le débat sur les écrans s’intensifie en France. Les nouvelles recommandations de l’Académie américaine de pédiatrie rappellent toutefois que les effets du numérique ne dépendent pas seulement du temps passé devant un écran, mais aussi des contenus consultés, du contexte familial et de l’âge des enfants.

Les inquiétudes concernant le temps que les jeunes passent devant les écrans sont largement répandues. En décembre 2025, l’Australie est devenue le premier pays à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Depuis, le Danemark, la France et le Royaume-Uni ont à leur tour annoncé des restrictions similaires, qui doivent entrer en vigueur cette année.

Aux États-Unis, à la mi-2026, plus de 30 États avaient adopté des lois interdisant ou limitant l’usage des téléphones portables dans les écoles primaires et secondaires. En 2023, le surgeon general américain a publié un avis officiel sur les effets des réseaux sociaux sur la santé mentale des enfants et des adolescents. Dans le même temps, des ouvrages à succès affirment que les smartphones sont en train de « reconfigurer » le cerveau des jeunes.

Ces inquiétudes et ces politiques s’inscrivent dans un débat, aux États-Unis comme à l’international, qui évolue rapidement sur la place des écrans dans la vie des jeunes et leurs effets sur leur santé et leur développement. Or, à la lumière des nombreuses recherches menées sur le sujet dans différentes disciplines, il apparaît que le récit dominant, qui fait des écrans et des smartphones les principaux responsables d’une crise de la santé mentale des adolescents, va bien au-delà de ce que permettent d’affirmer les données scientifiques actuelles.

J’étudie les usages des médias numériques par les adolescents et leurs effets sur le développement social, émotionnel et scolaire. Un nombre croissant de travaux montre que les solutions universelles ne sont pas adaptées. Pour encadrer l’usage du numérique de manière pertinente, il faut tenir compte du stade de développement de l’enfant, de la façon dont les parents et les autres adultes de son entourage utilisent eux-mêmes les médias, ainsi que des usages qu’en font les jeunes pour apprendre, communiquer et entretenir leurs liens avec leurs amis et leur famille.

Le temps d’écran : d’un concept unique à une réalité plus complexe

La généralisation des médias numériques et d’Internet a considérablement élargi la diversité des expériences que les jeunes peuvent vivre en ligne. Mais l’ère numérique a également fait naître de nouvelles inquiétudes. Comme lors de l’apparition de la radio, des bandes dessinées ou des salles d’arcade, les adultes se sont interrogés sur la manière dont les enfants pouvaient interagir avec ces nouveaux médias et sur leurs effets potentiels.

En réponse, l’Académie américaine de pédiatrie a recommandé dès 1999 que les parents et les personnes qui s’occupent d’enfants éloignent les moins de deux ans des écrans. Au cours des décennies suivantes, les recommandations des professionnels ont largement considéré l’usage des médias par les enfants comme un comportement qu’il convenait avant tout de limiter.

Les recommandations publiées par l’Académie américaine de pédiatrie en 2013 et 2016 préconisaient toujours de limiter les enfants de 5 à 18 ans à deux heures maximum de temps d’écran « récréatif » par jour. L’objectif était de réduire les risques associés à un usage intensif des médias, notamment les troubles du sommeil, les problèmes de sécurité en ligne, le cyberharcèlement ou encore le manque d’activité physique.

Ces limites horaires avaient été conçues à une époque où les jeunes utilisaient principalement des médias fixes, généralement cantonnés à une seule pièce ou à un contexte précis, comme la télévision. Avec la généralisation des smartphones et des autres appareils numériques dans la vie quotidienne, elles sont progressivement devenues obsolètes. Contrairement à la télévision, les usages des médias en ligne sont beaucoup plus difficiles à mesurer et à définir, tout en étant bien plus variés et nuancés.

Des activités essentielles au développement des plus jeunes, comme l’éducation, la vie sociale et les loisirs, dépendent désormais d’Internet. Ils y trouvent des outils pour prolonger et entretenir les relations nouées dans le monde réel. L’enseignement à distance et les mesures de distanciation sociale pendant la pandémie de Covid-19 n’ont fait qu’accélérer cette numérisation du quotidien.

À mes yeux, imposer des limites de temps très strictes ou des interdictions généralisées pourrait nuire au bien-être, à l’autonomie et au développement des enfants et des adolescents. De telles restrictions risquent notamment d’affaiblir l’estime de soi des adolescents.

Lire l’article complet sur The Conversation. Extrait des premiers paragraphes, reproduit avec le lien vers l’article intégral, selon les règles de republication de The Conversation France.

Questions (12,5 points)

1. Quelle position l’auteur défend-il ? (1 point)
A. Les écrans sont la cause principale des troubles psychiques des adolescents.
B. Les parents doivent interdire les écrans jusqu’à l’adolescence.
C. Les effets du numérique dépendent du contexte, et les règles uniformes sont inadaptées.

2. Selon l’auteur, le récit qui rend les smartphones responsables d’une crise de santé mentale… (1 point)
A. est confirmé par l’ensemble des recherches disponibles.
B. affirme davantage que ce que permettent les données scientifiques actuelles.
C. a été officiellement démenti par les autorités sanitaires américaines.

3. Vrai ou faux ? « L’auteur se déclare favorable aux interdictions générales. » Justifiez avec une phrase du texte. (2 points)

4. Vrai ou faux ? « L’inquiétude des adultes devant les nouveaux médias est plus ancienne qu’Internet. » Justifiez avec une phrase du texte. (2 points)

5. Pourquoi la limite de deux heures par jour est-elle devenue « obsolète » selon l’auteur ? Expliquez en deux ou trois phrases. (2,5 points)

6. Sur quoi l’auteur fonde-t-il sa légitimité à s’exprimer sur ce sujet ? Relevez le passage concerné. (1,5 point)

7. « … généralement cantonnés à une seule pièce. » Reformulez le verbe « cantonner » dans ce contexte. (1,5 point)

8. Le mot « Or », dans le paragraphe qui commence par « Ces inquiétudes et ces politiques… », sert à… (1 point)
A. introduire une objection qui renverse ce qui vient d’être exposé.
B. ajouter un argument qui va dans le même sens que le précédent.
C. conclure le raisonnement.

Voir le corrigé de l’ancien format, exercice 4

1. C. C’est la position annoncée dès le chapeau et développée ensuite : « les solutions universelles ne sont pas adaptées ».

2. B. « … va bien au-delà de ce que permettent d’affirmer les données scientifiques actuelles. »

3. Faux. « À mes yeux, imposer des limites de temps très strictes ou des interdictions généralisées pourrait nuire au bien-être, à l’autonomie et au développement des enfants et des adolescents. » L’auteur s’oppose donc explicitement aux interdictions générales : il annonce qu’elles pourraient nuire au développement des enfants.

4. Vrai. « Comme lors de l’apparition de la radio, des bandes dessinées ou des salles d’arcade, les adultes se sont interrogés sur la manière dont les enfants pouvaient interagir avec ces nouveaux médias. » L’inquiétude accompagne chaque nouveau média.

5. Cette limite a été conçue pour des médias fixes, liés à un lieu précis, comme la télévision dans le salon. Les smartphones ont rendu l’usage permanent et mobile, donc beaucoup plus difficile à mesurer. Surtout, compter des heures ne dit rien de ce que l’enfant fait pendant ce temps, alors que ce sont les contenus et le contexte qui produisent les effets.

6. Sur son activité de chercheur : « J’étudie les usages des médias numériques par les adolescents et leurs effets sur le développement social, émotionnel et scolaire. » Au B2, repérer d’où parle l’auteur fait partie de la compréhension d’un texte argumentatif.

7. Limiter à un espace, enfermer dans un lieu précis. Les médias d’avant restaient dans une seule pièce de la maison.

8. A. « Or » introduit une objection : après avoir exposé les inquiétudes et les lois, l’auteur oppose l’état réel des connaissances scientifiques. Confondre « or » et « donc » fait perdre le fil d’un raisonnement entier.

Ce que vise cet exercice. Les questions 6 et 8 sont typiques du B2 et absentes du B1. L’une porte sur l’énonciation, c’est-à-dire sur celui qui parle, l’autre sur un connecteur logique. Ce sont deux points faciles à gagner si vous savez les repérer, et deux points régulièrement perdus.

Téléchargez les exercices et les corrigés en PDF

Les textes, les questions, le barème et les corrigés de six des sept exercices sont réunis dans un fichier unique, à imprimer ou à lire hors ligne. Les deux formats y figurent, chacun annoncé comme sur cette page. Le téléchargement est gratuit et ne demande aucune inscription.

→ Télécharger le PDF : compréhension écrite DELF B2, exercices corrigés

Le PDF reprend la même numérotation que cette page, pour que vous puissiez passer de l’un à l’autre. Il contient les trois exercices du nouveau format et les exercices 2, 3 et 4 de l’ancien. Seul l’exercice 1 de l’ancien format reste sur cette page uniquement : sa source n’a pas pu être établie avec certitude, et il n’est donc pas redistribué en fichier.

Comment corriger vos réponses pour vraiment progresser ?

Ce qui fait monter une note de compréhension écrite, c’est de comprendre pourquoi une réponse fausse vous avait paru juste. Compter ses points n’y suffit pas.

  • Pour chaque erreur, retrouvez la phrase du texte qui donnait la réponse. Si elle existe, c’est votre lecture qu’il faut travailler avant le vocabulaire.
  • Repérez le type de piège. D’un exercice à l’autre, les pièges reviennent : un mot du texte réutilisé dans un sens faux, une fin de phrase qui change le sens.
  • Notez les mots inconnus qui bloquaient la compréhension, et eux seuls. Un mot que vous pouviez contourner ne mérite pas votre temps.
  • Refaites l’exercice une semaine plus tard, chronométré. Au B2, il faut comprendre un texte de l’ancien format en 25 minutes, et un texte du nouveau en 15 minutes.

À retenir. Les candidats qui progressent le plus vite sont ceux qui relisent leurs erreurs. Deux textes analysés en profondeur valent mieux que dix textes survolés.

Préparez votre DELF B2 avec French School TV

Ces exercices vous entraînent sur une épreuve. Le diplôme en compte quatre, et la compréhension écrite ne pèse que 25 points sur 100. Notre cours Préparez-vous pour le DELF B2 couvre les quatre épreuves en autonomie, avec la méthode épreuve par épreuve et des simulations corrigées.

Pour continuer votre entraînement sur le blog : les sujets de production orale DELF B2 corrigés en vidéo et les thèmes à préparer pour la production orale.

Foire aux questions

Le DELF B2 a-t-il changé de format ?

Oui, et les deux formats coexistent. Le nouveau format est la norme depuis 2024 : trois exercices, uniquement des QCM, avec un exercice 3 où une même question est posée à trois personnes et où vous devez retrouver qui a dit quoi. L’ancien format, deux exercices sur des textes plus longs avec des questions à réponse écrite, est encore proposé dans de nombreux centres d’examen. Vous ne savez pas à l’avance lequel vous passerez, alors entraînez-vous aux deux.

Où trouver des exercices de compréhension écrite DELF B2 gratuits ?

Sur cette page. Les sept exercices de ce dossier sont gratuits et corrigés en détail. Six d’entre eux sont construits sur des articles de presse authentiques ; le septième, l’exercice 3 du nouveau format, réunit trois avis rédigés par French School TV. Ils couvrent les deux formats de l’épreuve : trois exercices au nouveau format, uniquement des QCM, et quatre exercices à l’ancien format, en deux épreuves blanches de 60 minutes.

Peut-on télécharger la compréhension écrite du DELF B2 en PDF avec le corrigé ?

Oui. Le PDF de ce dossier réunit six de ses sept exercices, aux deux formats, avec les textes, les questions, le barème et les corrigés détaillés. Le téléchargement est libre et ne demande pas d’adresse e-mail. L’exercice 1 de l’ancien format reste consultable sur cette page. Les sujets officiels complets, eux, sont publiés par France Éducation international.

Combien de temps dure l’épreuve et combien de points vaut-elle ?

Elle dure 60 minutes et vaut 25 points sur les 100 points du DELF B2, quel que soit le format qui tombe. Une compréhension écrite solide sécurise donc une part importante de votre résultat. Les seuils de réussite du diplôme, eux, sont publiés par France Éducation international.

Faut-il citer des statistiques précises au DELF ?

Non. Le jour de l’examen, vous n’avez ni Internet ni notes, et personne ne vous demande de réciter des chiffres. Argumentez à partir de votre expérience, d’exemples concrets et de connaissances générales comme « de nombreuses entreprises constatent que… » ou « la plupart des parents… ». Les chiffres des textes de ce dossier nourrissent votre culture générale et vos idées, ils ne sont pas à apprendre par cœur.

Quelle différence entre la compréhension écrite du B1 et celle du B2 ?

Au B1, les questions portent surtout sur des informations explicites. Au B2, elles portent aussi sur l’intention de l’auteur, sur le ton, sur l’implicite et sur les connecteurs logiques. Les questions 6 et 8 de l’exercice 4 de l’ancien format en sont un bon exemple : elles portent sur qui parle et sur la manière dont le raisonnement s’articule.

Que faire si je ne comprends pas tous les mots du texte ?

C’est normal et prévu. Au B2, personne ne comprend chaque mot d’un article de presse, pas même un lecteur natif. Les questions sont conçues pour être traitées sans comprendre la totalité du texte. Entraînez-vous à repérer la partie du texte qui porte la réponse, puis à ne travailler le vocabulaire que dans cette zone.

Pour aller plus loin

Sept textes et les deux formats de l’épreuve : vous avez de quoi mesurer votre niveau réel, au-delà de votre impression. Reprenez les corrigés et notez les pièges qui reviennent chez vous. Refaites ensuite chaque épreuve à une semaine d’intervalle, en commençant par le nouveau format, le plus probable. Le jour de l’examen, quel que soit le format qui tombe, vous lirez plus vite et vous saurez où chercher.

Sources et crédits

  • Nouveau format, exercice 1 : Loïc Briand (INRAE), « Qu’est-ce que la saveur umami ? », The Conversation France, 20 septembre 2026, licence CC BY-ND. Article, consulté le 21 septembre 2026.
  • Nouveau format, exercice 2 : Pierre-Charles Pradier (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), « Mille millions de mille cyborgs ! Pourquoi les pirates informatiques demandent de plus en plus de rançons en cryptomonnaies », The Conversation France, 20 septembre 2026, licence CC BY-ND. Article, consulté le 21 septembre 2026.
  • Nouveau format, exercice 3 : les trois avis sur la gratuité des transports sont rédigés par French School TV pour cet exercice. Ils ne reproduisent aucun texte publié et n’attribuent aucun propos à une personne réelle.
  • Ancien format, exercice 1 : article de presse de décembre 2025 dont la source n’a pas pu être établie avec certitude. Conservé sur cette page, où il figure depuis sa publication, et exclu du PDF.
  • Ancien format, exercice 2 : Caroline Diard (TBS Education) et Nicolas Dufour (PSB Paris School of Business), « Les entreprises qui veulent revenir sur le télétravail jouent-elles contre leur camp ? », The Conversation France, 26 août 2026, licence CC BY-ND. Article, consulté le 18 septembre 2026.
  • Ancien format, exercice 3 : Grégory Miras et Anissa Hamza-Jamann (Université de Lorraine), « IA et langues : de nouvelles pratiques à l’école, à quel prix ? », The Conversation France, 6 septembre 2025, licence CC BY-ND. Article, consulté le 18 septembre 2026.
  • Ancien format, exercice 4 : Gabriel E. Hales (Michigan State University), « Faut-il limiter le temps d’écran des enfants ? Les pédiatres américains revoient leur position », The Conversation France, 22 juillet 2026, licence CC BY-ND. Article, consulté le 18 septembre 2026.
  • Format et barème de l’épreuve : France Éducation international, descriptif des épreuves du DELF B2, consulté le 18 septembre 2026.

6 commentaires


  • Louane 17 septembre 2026 à 13:42

    Merci Vincent, votre vidéo est très claire . La façon dont vous enseignez aussi est très motivant. J’espère atteindre le niveau C1 avec toutes vos publications.


  • Toshiko Yamaguchi 17 septembre 2026 à 13:42

    Comme vous ecrivez ci-dessus, je suis interessée de recevoire un petit peu de l’information chaque semaine pour me familiariser avec le Delf B2. J’ai recemment passé l’examen pour B1. Je suis en train d’attendre les resultates maintenant.


  • vitalis tito 25 septembre 2026 à 13:10

    merci infiniment, c`est tres utile


  • vitalis tito 17 septembre 2026 à 13:42

    merci infiniment, c`est tres utile


  • TODUA 25 septembre 2026 à 13:10

    je prepare mon examen delf b2
    je m’interesse resevoir les examples pour cet niveau


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