Les constructions grammaticales qui font la différence au DELF B2

« Je suis malade mais je vais aller travailler. » Correct. Mais au DELF B2, cette phrase révèle un niveau intermédiaire.
« Bien que je sois malade, je vais aller travailler. » Même sens, construction plus sophistiquée. L’examinateur voit immédiatement que vous maîtrisez le subjonctif après « bien que ».
Dans notre vidéo test DELF B2, Vincent propose 10 questions de grammaire qui évaluent votre capacité à utiliser des constructions avancées. Pas des règles obscures. Des structures qui montrent votre niveau.
Bien que + subjonctif : exprimer la concession
« Bien que » introduit une concession. Vous admettez un fait mais vous affirmez quelque chose qui semble contradictoire.
« Bien que je sois malade, je vais aller travailler. » Je suis malade (fait admis) mais je travaille quand même (action contradictoire).
Construction obligatoire : « bien que » + subjonctif. Jamais l’indicatif. « Bien que je suis » est une erreur.
Autres conjonctions qui fonctionnent pareil : « quoique », « sans que », « pour que », « afin que ». Toutes exigent le subjonctif.
Au B2, vous devez maîtriser ces conjonctions pour nuancer votre pensée. « Mais » est trop simple pour le niveau attendu.
La voix passive : changer la perspective
« Le gouvernement a pris des mesures. » Voix active : le sujet (gouvernement) fait l’action.
« Des mesures ont été prises par le gouvernement. » Voix passive : le complément devient sujet.
Pourquoi utiliser la voix passive ? Pour mettre l’accent sur l’action plutôt que sur l’acteur. Dans les textes formels, administratifs, scientifiques, la voix passive est courante.
Construction : être (au temps voulu) + participe passé. « Ont été prises » - « être » au passé composé + « prises ».
Au DELF B2, varier entre voix active et passive montre que vous savez adapter votre style au contexte.
Les pronoms en et y : éviter les répétitions
« Il faudra beaucoup d’enseignants pour satisfaire la demande des écoles et nous devons réfléchir à satisfaire la demande des écoles. »
Lourd. Deux répétitions évidentes.
« Il en faudra beaucoup pour satisfaire la demande des écoles et nous devons y réfléchir dès que possible. »
« En » remplace « des enseignants » (de + nom). « Y » remplace « à satisfaire la demande » (à + infinitif/nom).
Ces pronoms rendent votre français fluide. Les répétitions alourdissent le texte et révèlent un vocabulaire limité.
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La mise en relief : ce qui, ce que, ce dont, ce à quoi
« Ce à quoi je pense, c’est ce que je t’ai dit et ce dont nous avons déjà parlé. C’est ce qui compte le plus. »
Quatre constructions différentes dans une phrase. Au B2, vous devez les maîtriser toutes.
Ce qui : sujet du verbe qui suit. « Ce qui compte » - « qui » est sujet de « compter ».
Ce que : complément d’objet direct. « Ce que je t’ai dit » - « que » est COD de « dire ».
Ce dont : complément introduit par « de ». « Ce dont nous avons parlé » - « parler de ».
Ce à quoi : complément introduit par « à ». « Ce à quoi je pense » - « penser à ».
Confondre ces constructions est une erreur typique du B1. Les maîtriser montre votre niveau B2.
Les temps composés au futur et conditionnel
« Quand la température aura augmenté de plus de 2%, on ne pourra plus revenir en arrière. »
Futur antérieur : « aura augmenté ». Action future qui sera terminée avant une autre action future.
« Si les voitures électriques avaient une meilleure autonomie, alors les gens en achèteraient davantage. »
Plus-que-parfait + conditionnel présent : hypothèse irréelle au présent. Si elles avaient (mais elles n’ont pas), les gens achèteraient (mais ils n’achètent pas).
« Dans 5 ans, j’aimerais que la ville soit totalement recouverte d’arbres. »
Conditionnel + subjonctif : souhait futur. « J’aimerais » (pas « j’aimerai » au futur). Le conditionnel exprime le souhait, pas la certitude.
Ces distinctions temporelles sont évaluées systématiquement au B2.
Le participe présent : remplacer « parce que »
« La gastronomie est importante pour moi parce que je suis français. »
« Étant français, la gastronomie est importante pour moi. »
Le participe présent (« étant ») remplace la subordonnée causale. Plus élégant, plus soutenu.
Attention : le sujet doit être le même. « Étant français » se rapporte à « je ». Si les sujets diffèrent, gardez « parce que ».
Les pronoms démonstratifs : éviter la répétition du groupe nominal
« Les énergies vertes sont utiles. En effet, les énergies vertes sont durables et les énergies vertes ne polluent pas. »
« Les énergies vertes sont utiles. Celles-ci sont durables et elles ne polluent pas. »
« Celles-ci » (ou « ces dernières ») remplace « les énergies vertes ». « Elles » fonctionne aussi mais « celles-ci » est plus soutenu.
Au B2, varier les pronoms montre votre maîtrise.
Votre entraînement cette semaine
Prenez un texte que vous avez écrit. Identifiez :
- Les « mais » → Pouvez-vous remplacer par « bien que » + subjonctif ?
- Les répétitions → « En », « y », « celles-ci » fonctionnent-ils ?
- Les phrases simples → La voix passive rendrait-elle le texte plus formel ?
Réécrivez avec ces constructions. Relisez. Est-ce que le texte sonne plus sophistiqué sans devenir artificiel ?
Regarder la vidéo : La GRAMMAIRE du DELF B2 !
Le DELF B2 n’évalue pas votre connaissance de règles obscures. Il évalue votre capacité à utiliser des constructions avancées naturellement.
À très vite,
L’équipe de FSTV
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